Quel dommage que je ne puisse pas fourguer les photos de vacances sur ces billets : plages dignes de l'île d'Arros, désertes, turquoises. Végétation triomphante : palmiers, pinèdes, bruyères, chênes verts, gazons qui dévalent sur les criques découpées comme de la dentelle quimperoise...
Dans quel autre Finistère pourrais-je m'exiler ? Nulle part, à l'exception d'un coin secret près des Sables d'Olonnes, autre terreau de ma mémoire de jeunesse.
Je trouve tout de même Kertrouduc bien vide : les touristes, sans doute dégoûtés par les trois été pourris sous ces latitudes, ne semblent pas nombreux.
Mais quel bonheur de cuire sur la terrasse de Ty P.. (gros indice sur Kertrouduc) à lire le Télégramme de Morlaix (deuxième énorme indice sur Kertrouduc) et d'apprendre : 1 qu'un petit gars très prometteur du Loir-et-Cher a été applaudi aux vieilles charrues : Alain Souchon, retenez ce nom. 2 que le tour de Gaule à vélo réussit aux Français. 3 Que vous pouvez acquérir un appartement de 110 m2 dans une maison XVIIe à Morlaix (tb ville) pour 70 000 €. 4 Que le 14 août à minuit il y aura un AN DRO planétaire (c'est à dire une danse locale) : pour plus de renseignements : www.androintheworld.com
Bretonne, certes, mais pas obtuse : je ne parle que des perles bretonnes, pas de ce qui m'agace : comme cette langue affreuse que certains persistent à vouloir conserver : jamais je n'ai autant aimé François 1er et son édit de Villers-Cotteret instaurant le français ds tt le pays. C'est compris ? hein ?
Les langues régionales, c'est tout simplement inaudible, laid comme des patates chaudes dans la bouche (mais des patates de l'île de Batz - prononcez"bas"). Je sais que mon ami Gilles va souffrir, mais je l'avoue : j'ai horreur des patois locaux, langues, particularismes des "imbéciles heureux qui sont nés quelque part".
"Au revoir " de la pine'up qui s'interdit le ken avo systématique et qui a résisté à acheter un bol bigouden avec écrit "maman" en breton hier midi, au vide grenier de la salle Jules Le Goff